| Qu'est-ce que la participation aux bénéfices ?
Comment la participation est-elle calculée ?
Comment se répartit la participation ?
Comment la participation est-elle gérée ?
Les avantages de la participation ?
Qu'est-ce que la participation aux bénéfices ?
La participation aux bénéfices vise à redistribuer aux salariés une partie des bénéfices qu’ils ont, par leur travail, contribué à générer. Elle est obligatoire pour les entreprises d’au moins cinquante salariés, et est régie par les articles 442-1 et suivants du titre 4 du livret 4 du Code du Travail.
Elle concerne tous les salariés. Néanmoins, l’accord peut exiger une ancienneté minimale, qui ne peut excéder 3 mois.
5 millions de salariés sont concernés par ce système.
Comment la participation aux bénéfices est-elle calculée ?
Les salariés ont un droit sur les bénéfices de l’entreprise : la Réserve Spéciale de Participation (RSP), qui se calcule ainsi:
RSP = 1/2 x [B - (5% C)] x (S/VA)
B = Bénéfice net de l'exercice après déduction de l'impôt.
C = Capitaux propres de l'entreprise
S = Salaires de l'entreprise
VA = Valeur ajoutée de l'entreprise
Donc pour qu'il y ait participation aux bénéfices il faut que l'entreprise fasse un bénéfice supérieur à 5% de son capital.
Comment se répartit la participation ?
La répartition entre les salariés se fait:
- soit proportionnellement au salaire sous réserve d'une double limite:
- soit à 50% en fonction du temps de présence et à 50% en fonction du salaire.
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soit uniquement en fonction du temps de présence.
Comment la participation est-elle gérée ?
Les primes de participation restent bloquées pendant cinq ans, sauf cas de déblocage exceptionnels.
Elles sont investies en valeurs mobilières: la plupart du temps en FCPE (fonds communs de placement d'entreprise), mais parfois aussi en SICAV ou dans le plan d'épargne entreprise.
Il est souvent préférable d'en confier la gestion à des organismes de placement étrangers à l'entreprise.
Quels sont les avantages de la participation ?
La participation est exonérée de charges sociales et d’impôts sur le revenu (mais soumises aux prélèvements sociaux).
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