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Licenciement de Jean-Michel Ciuch, directeur de l’observatoire immobilier du Crédit foncier, après certaines révélations sur l'investissement Sellier.
Jean-Michel Ciuch aurait payé la teneur de certains de ses propos sur le marché de l’immobilier. Des propos « à la tonalité générale trop négative, en trop grand décalage par rapport au discours général de relance, préjudiciableà la notoriété du groupe bancaire. Dedans, la direction de l’observatoire immobilier identifiait une soixantaine de communes « à risques », pourtant éligibles au dispositif Scellier mais dans lesquelles elle déconseillait d’entreprendre une opération d’investissement immobilier. « Il y a eu une urgence à me licencier après la présentation de cette étude », confie Jean-Michel Ciuch
Extrait des propos de Jean-Michel Ciuch
Dans nombre de zones géographiques, les plafonds de loyers du Scellier sont bien supérieurs aux loyers de marché. Au risque, pour les investisseurs, de se faire flouer par les promesses de rentabilité irréalistes.
En termes de zones géographiques, l’inadéquation des loyers Scellier (plafonds ou proposés) concerne totalement ou partiellement les trois quarts des agglomérations situées en zone classée B2 (marché locatif moyennement tendu), les deux tiers de celles situées en zone B1 (marché un peu plus tendu) et 40 % des agglomérations de zone A (marché locatif en pénurie). « Dans les communes de zone A touchées, on trouve notamment, en Ile-de-France, l’essentiel de la seconde couronne parisienne, et une partie de la première couronne (surtout le nord-ouest, l’est et le sud-est de Paris) », précise Jean-Michel Ciuch. En province, « il existe des villes plombées depuis le régime Robien : les zones d’Albi, Carcassonne, Montauban, Limoges, Brive, Poitiers, Angoulême ont toujours une suroffre de neuf, le stock s’y résorbe difficilement car la demande est faible, et elles bénéficient pourtant du Scellier… », poursuit-il. Il faut aussi éviter les zones à l’économie locale chancelante (Forbach, Châlons-en-Champagne, Charleville-Mézières, Sedan, Belfort, Montbéliard, Digne, Gap, Briançon, Dunkerque…), ou ayant une offre de logements HLM abondante (Dijon, Saint-Etienne), ou celles dont le marché locatif de l’ancien est déprimé (Saint-Etienne, Alberville…).
Il existe bien des zones sans risque, comme de grandes villes et le littoral (Loire-Atlantique et Nantes, littoral du sud-ouest au sud de Bordeaux jusque Biarritz, sud-est) car les loyers libres y sont plus élevés qu’ailleurs. Mais pour éviter les dérives, « il serait souhaitable de fixer les plafonds de loyer du Scellier selon un zonage plus fin, et pour cela instaurer des commissions paritaires départementales », conclut Jean-Michel Ciuch.
Article écrit par Marc Shorig. |
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